Sweetsounds

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mardi, juin 28 2011

Maybeshewill

Salut les jeunes,

Aujourd'hui on va parler de mon nouveau coup de cœur du moment, les Maybeshewill. Un nom un peu obscur, merci d'en convenir. Mais ça tombe plutôt bien puisque, d'après les membres du groupe, il n'y a aucun sens à y chercher ... Le plus important restant le son, parlons en justement !

Loin des habituels clichés de la pop anglaise qui nous arrivent régulièrement d'outre-manche et qui commencent sérieusement à tourner en boucle, ce tout jeune groupe (2005) délivre ce qu'ils décrivent comme du rock instrumental teinté d'électronique. Alors oui, avec ça vous êtes bien avancés ... Pour ma part je tenterai de décrire la chose comme étant une sorte de (post-)rock aux arrangements électro-symphoniques. Oui, vous avez bien lu, SYMPHONIQUES ! Mais ne vous inquiétez pas, on est encore loin d'Epica ;)

Je dois dire que ce qui m'a le plus bluffé ce sont les ambiances que ces gaillards sont capables de poser en alternant grosses guitares et passages vraiment aériens où se mêlent piano, violons et autres machines, le tout souvent accompagné de dialogues samplés. Alors oui, c'est sûr, c'est souvent très mélancolique, voire carrément perturbant pour certains titres, mais bien souvent carrément magnifique.

Pour le moment j'accroche tout particulièrement à l'album Not for want of trying, paru en 2008.

  1. Ixnay on the autoplay
  2. Seraphim & cherubim
  3. The Paris Hilton sex tape
  4. I'm in Awe, Amadeus!
  5. We called for an ambulance but a fire engine came
  6. Heartflusters
  7. C.N.T.R.C.K.T.
  8. He films the clouds, pt. 2
  9. Not for want of trying
  10. Takotsubo

Premier bon point, la couverture de touuuute beauté. Ensuite, niveau son, pas grand chose à jeter. Je mettrais tout de même un peu de coté la piste numéro 6, Heartlusters, qui n'a juste rien, mais alors RIEN à voir avec le reste de l'album. Tant et si bien que j'ai d'abord cru que le morceau n'était pas le bon en écoutant l'album sur Lastfm et Grooveshark ! Alors que tout le reste est plutôt instrumental (hormis bien sûr les samples de films et quelques passages chantés, sur He films the clouds, pt. 2 notamment), on se retrouve ici avec une espèce de voix sortie tout droit des années 80. Peut-être une sorte d'hommage à Duran duran ... :D C'est d'autant plus d'hommage que l'instru est encore une fois de qualité. Je ne sais pas vraiment ce qui nous vaut cette erreur de casting évidente mais c'est clairement la seule fausse note de l'album.

Je parlais tout à l'heure de morceaux perturbants, tentez-vous justement le morceau titre au casque, juste pour voir.

Et comme en ce moment on est plutôt gâtés, le groupe part en tournée en fin d'année, dans l'optique de promouvoir leur tout nouveau et troisième album studio, I was here for a moment, then I was gone, sorti le mois dernier. Ils poseront leurs instruments sur la scène du Glazart le mardi 25 octobre 2011.

Pour finir, voici de quoi cliquer comme des fous :

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samedi, février 5 2011

La mort des White stripes

Salut les jeunes,

Juste un petit billet rapidos pour souligner une info que vous avez peut-être manquée cette semaine : les White stripes se sont fendus, le 2 février, d'une petite annonce signalant leur séparation.

Pas de raison particulière donnée par le groupe, si ce n'est, d'après Wikipedia, a myriad of reasons ... mostly to preserve what is beautiful and special about the band. De la merde quoi.

A dire vrai, étant donné le nombre de projets annexes de Jack White, je ne suis pas spécialement surpris et j'aurais même été étonné que le groupe soit encore d'actualité. On citera notamment The raconteurs et The dead weather pour les side projects ainsi que tout un tas d'autres travaux en tant de producteur. Mon préféré étant, même s'il date de 2001, la production de l'album Lack of communication des Von Bondies. Pourquoi mon préféré ? Parce qu'après avoir produit l'album du groupe, Jack démonta la gueule du chanteur dans un bar. Rock 'n' roll 8) Oui, je n'ai aucune raison musicale d'apprécier Jack White producteur. Je ne suis absolument pas fan de son travail et j'aimerais que quelqu'un ait un jour le courage de lui dire que le potentiomètre marqué "medium" n'est pas obligé d'être à 0 sur toutes ses chansons !

Quant à Meg White, je ne sais pas ce qu'elle peut bien faire de sa vie. J'imagine qu'il y a peu de chances pour qu'elle tabasse des gens. Pas vraiment de raison donc de suivre son actualité. Je soupçonne pourtant certains d'entre vous d'être capables d'en trouver deux ...

Même si je ne suis pas particulièrement touché par cette "disparition", je la regrette quand même puisque, d'une part j'ai beaucoup écouté et apprécié la musique de ce groupe à part, et, d'autre part, parce que ça ne nous laisse que les side projects de Jack qui sonnent tous pareil :D Un peu comme les derniers albums des Stripes d'ailleurs. Enfin ils avaient au moins le mérite d'être intègres en tant qu'artistes, ce qui, de nos jours, est de plus en plus rare et d'autant plus appréciable. Ce ne sont pas nos grosses biches de Plasticines qui me feront dire le contraire.

Si ça vous intéresse, aux dernières nouvelles, le monsieur recrutait pour monter un groupe avec ... Norah Jones. Oui, pourquoi pas ^^

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PS : Le premier qui fait "paaa pa pa pa pa paaaa pa", je l'éclate.

dimanche, décembre 19 2010

Captain Beefheart n'est plus

Salut les jeunes,

Aujourd'hui 18 décembre, je me lève (tôt, comme souvent, vers 13h), j'ai mal dormi, je sens le chacal, j'allume ma grosse machine et j'apprends, abasourdi, que le capitaine cœur de bœuf était décédé la veille ! Bon en fait j'avais les yeux trop collés pour être réellement abasourdi mais la journée commençait plutôt mal, merci d'en convenir.

Le Captain Beefheart donc, artiste à multiples facettes, responsable, avec son Magic band, de quelques albums parmi les plus ... inqualifiables qui soient :D

Les première productions du groupe sont plutôt orientées blues-rock avec, par exemple, l'excellentissime Safe as milk (1967), dont je suis totalement fan, avant d'adopter une démarche beaucoup plus expérimentale. C'est d'ailleurs dans ce cadre qu'il pondra, deux ans plus tard, ce que beaucoup considèrent comme son chef d'œuvre : Trout mask replica (1969), double album de 28 titres. Et là, il faut aimer, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Comme je le disais, c'est expérimental. Parfois TRÈS expérimental. Faites vous votre avis. Il y a tout de même sur l'album quelques morceaux un peu plus "musicaux" si ça peut vous rassurer.

Pour info le sieur était un très bon ami de Frank Zappa et ça s'entend. C'est d'ailleurs ce dernier qui a justement produit Trout mask replica avant de le sortir sur son propre label (Straight records). Ce côté avant-gardiste (pour le peu de sens qu'a encore ce qualificatif) s'est justement développé avec leur collaboration, Zappa lui assurant une liberté artistique totale. Un bon pote je vous dis ;)

Pour le plaisir, je vous mets quelques morceaux de Safe as milk, des titres qui sentent bon le blues :

Si ça en intéresse certain(e)s et que vous ne les trouvez pas ailleurs, je peux mettre ces deux albums à disposition.

Les traditionnels petits liens qui vont bien :

Enjoy.

++

vendredi, juin 25 2010

Frank Fairfield

Salut les jeunes,

Aujourd'hui, gros coup de coeur pour un artiste que j'ai découvert tout à fait par hasard sur lastfm : Frank Fairfield.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser la photo ci-dessus, Franck n'est pas un tueur en série des années 20 mais bel et bien un artiste contemporain ! Grâce à sa musique, qu'il qualifie de "Old time folk", il nous ramène dans le Kentucky profond, au temps béni où un cadavre d'animal était un jouet tout à fait acceptable et où un banjo suffisait pour emballer en soirée.

Frank fait dans l'authenticité puisque la bandoulière de son banjo est une ficelle pourrie. Qu'il brûle des maisons de noirs dans les bayous, et je crie au génie. Celà sent les marais et la nostalgie à plein nez et on se prend à rêver, nous aussi, de descendre la rivière Cahulawassee entre amis. La scène de viol en moins, bien entendu ... (Gruik ! Gruik !)

Le principal défaut de cet accent joyeusement redneck est que, personnellement, j'ai un peu de mal comprendre les paroles. La poésie de morceaux tels que "I wish I was a mole in the ground" me reste alors inaccessible. Celà dit, le titre est déjà d'une telle beauté :)

L'autre chose intéressante est que ce garçon sera en concert à Nantes au mois de Septembre ! Le mercredi 22 pour être exact. Celà se passe au bar Le Violon Dingue, 1 Rue Lebrun, tout près d'un ancien autre haut lieu des nuits nantaises, le Chez Biroox, qui a déménagé depuis.

Les liens qui vont bien :

  • le myspace du monsieur avec du son et des vidéos où Frank maltraite son banjo comme un malade, le visage illuminé de bonheur ;
  • L'album sur amazon.fr ;
  • Le billet d'un blog sur lequel deux titres sont téléchargeables (que je trouve un peu inférieurs à ceux du myspace).

Enjoy.

++

mercredi, juin 16 2010

Clear light

Salut les jeunes,

Aujourd'hui : Clear light !

Un obscure groupe des années 60 sur lequel je suis tombé il y a peu et qui gagnerait à être connu.

Et comme la vie est parfois bien faite, l'intégralité de leur unique album, paru en septembre 1967, est disponible en écoute sur YouTube \o/

  1. Black roses
  2. Sand
  3. A child's smile
  4. Street singer
  5. The ballad of Freddie & Larry
  6. With all in mind
  7. She's ready to be free
  8. Mr. Blue
  9. Think again
  10. They who have nothing
  11. How many days have passed
  12. Night sounds loud

Je suis également de bonne humeur donc voici même le premier single qu'ils ont sorti avant de changer de nom : The brain train - Me.

Comme d'habitude, l'album sur Amazon.fr et sur PirateBay.

Enjoy.

++

Edith : La vie est bien faite et l'album est même écoutable sur deezer ! Hallelujah !

mardi, juin 1 2010

The new Tweedy brothers

Salut les jeunes,

Parfois, dans de rares de moments de grâce, l'humanité trouve un usage constructif à internet. Elle s'éloigne alors des Gokkun, Bukkake et autres MILF pour partager des informations UTILES. C'est donc comme cela que l'on est au courant de la mort de Gary Coleman ou que la Chine dispose dorénavant du deuxième supercalculateur le plus puissant au monde ! Comme dirait l'autre, étonnant non ?

C'est aussi comme ça que l'on découvre des groupes méconnus ou oubliés de tous qui mériteraient pourtant une toute autre attention. C'est ici le cas avec The new Tweedy brothers ! (Eh oui, tout ça pour en arriver là ...)

Après avoir ouvert pour des groupes comme le Grateful dead, les Beach boys ou les 13th floor elevators, ils sortirent, en 68, un très bon album passé relativement inaperçu puis ... disparurent complètement de la circulation ! Comment expliquer ça ?

Une des raisons est le design de leur pochette.

Elle représente un cube à trois battants qu'il faut ouvrir pour accéder au disque. Alors oui, l'objet est superbe mais ... il ne rentrait pas dans les rayonnages des vendeurs de disques ! Il était donc stocké derrière le comptoir, là où le chaland n'avait pour ainsi dire aucune chance de tomber dessus ! Si ça ne n'est pas une raison ridicule de passer à côté d'une carrière ... :D

En fouillant un peu sur youtube ou autre, vous devriez sans problème pouvoir écouter toutes les pistes de l'album. Voici celles que j'ai retenues :

Et pour finir, leur album sur Amazon.fr. Il s'agit d'un import dont la livraison prendra quand même entre 3 et 5 semaines. Je me demande bien quelle partie du globe nécessite encore 5 semaines de voyage ...

Enjoy.

++

dimanche, mai 16 2010

How to destroy angels

Salut les jeunes,

Celà vous avait peut-être échappé mais Nine inch nails est pour le moment en pause. Mais alors que peu bien faire l'ami Reznor de sa vie ? Eh bien figurez-vous qu'il a ainsi pu trouver le temps de monter un nouveau groupe avec sa femme répondant au doux nom de Mariqueen Maandig : How to destroy angels. Tout un programme donc.


Le groupe commence tout juste à faire parler de lui et deux chansons (et un clip plutôt esthétique) sont disponibles un peu partout sur la toile. La première sortie est A drowning. La seconde, qui a, elle, été mise en vidéo est The space in between.

On est forcément tenté de faire la comparaison avec NIN ...

Sur les deux morceaux, le son semble d'abord plus épuré que sur les compos habituelles du sieur Reznor. Non pas moins travaillé (loin de là) mais moins chargé émotionnellement. Moins d'agressivité et/ou de souffrance. Plus posé, moins torturé. La voix de la demoiselle fonctionne également sur ce même mode, un ton relativement monotone voire monocorde, la voix n'est pas forcée et on est loin des cris de douleur de son mari.

Ce que j'en pense ? Eh bien après des premières écoutes déçevantes, on branche son casque (indispensable dans l'univers Reznor), on s'allonge, on ferme les yeux et on se laisse emporter par cette ambiance qu'on ne saurait réellement qualifier. Tristesse, solitude, mélancolie mais aussi calme et paix. HTDA, c'est un peu tout ça à la fois.

Les deux titres sont en fait extrêmement proches dans leur construction et il est ainsi compliqué de savoir ce que l'on peut attendre de cette nouvelle formation. Il faudra sûrement attendre (avec impatience) le premier EP qui devrait pointer le bout de son nez cet été.

Enjoy.

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