Sweetsounds

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jeudi, juin 16 2011

Un album posthume pour Rory Gallagher

Salut les jeunes,

Il y a de cela quelques jours, le 14 juin pour être précis, nous commémorions le 16e anniversaire de la disparition de Rory Gallagher (je vous laisse faire le calcul).

Première question : Qui est (était) Rory Gallagher ?

Si vous ne connaissez pas la réponse à cette question, vous n'êtes sûrement pas digne d'être mon ami et je vous déteste. A moins bien sûr de savoir faire des trucs cool avec votre bouche, auquel cas je suis prêt à revoir mon jugement. Et donc, pour en revenir à votre interrogation première, le monsieur n'est ni plus ni moins qu'un des plus grands musicien/guitariste/compositeur/interprète de tous les temps. Il s'agit bien sûr d'une opinion personnelle mais, comme toujours, j'assume que mon avis prédomine sur tout. C'est un peu, pour ceux que ma vie intéresse toujours, celui qui m'a fait tomber dans le blues. Car oui, ici on parle bien de blues. De blues rock pour être plus précis, même si son œuvre ne se limite pas à ça (j'en veux pour preuve l'excellentissime I'm not awake yet qui ouvre l'album Deuce de 1971 et qui tend carrément vers la folk ainsi que le jazzy They don't make them like you anymore sur le Tattoo de 1973). Il fait partie des deux ou trois seuls guitaristes qui arrivent à me rendre tout dur et en remontrait carrément à n'importe quel guitar-hero relou et branleur ! Et je le clame haut et fort, pour moi, Rory tabasse Clapton tranquillou et c'est clairement à lui que revient le sobriquet de God. Clapton se réclamant également bluesman, le son de Gallagher est de loin le plus couillu et il n'y a pas de comparaison possible au niveau de l'énergie et de l'émotion qui peut ressortir de leur musique respective. Le blues ça doit sentir la sueur ! Et puis Rory c'était un vrai mec, un putain d'irlandais comme on les aime. Et ça, ça n'a pas de prix.

Une petite anecdote au passage pour vous la raconter en soirée (parce que ça fait toujours bien de dénigrer ce que tout le monde aime) : Un journaliste (car oui, c'est clairement une question "rédigée" par un journaliste) demanda un jour à Jimi Hendrix ce que cela faisait d'être le plus grand guitariste du monde. Et celui-ci de répondre : "Je n'en sais rien, allez demander à Rory Gallagher". Si ça c'est pas la classe...

Seconde question : Pourquoi je vous en parle ?

Parce que c'est cette date qu'a choisi son manager de frère (Donal de son prénom) pour sortir ce double album posthume qu'est Notes from San Fransisco.

Un double album donc avec un disque dédié à un album studio inédit et un second consacré, lui, à un live, inédit également.

Les titres du premier CD sont issus d'une séance d'enregistrement de 77-78 dans un studio de San Fransisco (d'où le titre). Gallagher, trouvant le processus de mixage trop compliqué (sic) abandonna l'idée de sortir l'album et dissout son groupe d'alors. Si le projet avait été mené à bien, cela nous aurait placé cet opus entre son Calling card de 1976 et le Photo finish de 1978. Rory aurait un jour dit vouloir voir ces titres paraitre mais seulement au prix d'un remixage préalable. C'est aujourd'hui chose faite puisque le tout est d'abord passé entre les mains du frère de son manager i.e. son neveu pour ceux qui ne suivent pas. Il ne s'agit en fait pas uniquement de titres totalement inédits puisqu'on y retrouve également des "nouvelles" versions de certains morceaux présents sur d'autres albums, comme B girl qui deviendra plus tard le Public enemy no. 1 de Top priority (1979).

  1. Rue the day
  2. Persuasion
  3. B girl
  4. Mississippi sheiks
  5. Wheels within wheels
  6. Overnight bag
  7. Cruise on out
  8. Brute force & ignorance
  9. Fuel to the fire

Plus, pour la version limitée :

  1. Wheels within wheels (alternative version)
  2. Cut a dash
  3. Out on the tiles

Le live du deuxième CD restitue, du moins en partie, une série de 4 concerts donnés au Old waldorf, toujours à San Fransisco (le titre est décidément bien trouvé !) en décembre 1979. L'idée était ici de mettre en valeur la raison pour laquelle l'album studio a été avorté : le groupe est réduit à trois acteurs et le son est plus brut, peut-être moins fouillé mais plein d'énergie. L'artiste cherchait à revenir à plus de "simplicité" et c'est ce qu'il ne trouvait pas lors de ce fameux enregistrement. La légende veut que cette envie soit en partie due à la claque qu'il aurait prise en assistant, toujours pendant l'enregistrement de l'album jusqu'ici inédit, à un concert des Sex pistols au Winterland ballroom (devinez où ...) Il est vrai que question simplicité, on peut difficilement faire mieux que le son des Pistols :D

  1. Follow me
  2. Shinkicker
  3. Off the handle
  4. Bought and sold
  5. I'm leavin'
  6. Tattoo'd lady
  7. Do you read me
  8. Country mile
  9. Shadow play
  10. Bullfrog blues
  11. Sea cruise

Aussi intéressant que soit le premier disque, c'est souvent en live que le son de Rory (car oui, on se connaissait bien, je l'appelle donc par son prénom) prend toute sa saveur. Le moindre de ses lives est donc à chérir et vénérer.

Et pour fini, les traditionnels liens que tout le monde aime :

Si ça intéresse quelqu'un, j'ai l'original à disposition. Enfin je l'ai acheté quoi ...

++

PS. Pour les pèlerins, sachez qu'il existe une rue Rory Gallagher à Ris-Orangis. Rue dans laquelle se trouve la salle de concert Le plan, dans laquelle il joua son dernier concert.

PS 2. Pour les curieux qui ne connaissent pas encore le bonhomme, voici une très très rapide sélection de quelques titres studio à écouter (fort) avant de mourir. Je n'ai pas mis de live, sinon j'aurais du tout mettre... Bonne écoute ;)

dimanche, décembre 19 2010

Captain Beefheart n'est plus

Salut les jeunes,

Aujourd'hui 18 décembre, je me lève (tôt, comme souvent, vers 13h), j'ai mal dormi, je sens le chacal, j'allume ma grosse machine et j'apprends, abasourdi, que le capitaine cœur de bœuf était décédé la veille ! Bon en fait j'avais les yeux trop collés pour être réellement abasourdi mais la journée commençait plutôt mal, merci d'en convenir.

Le Captain Beefheart donc, artiste à multiples facettes, responsable, avec son Magic band, de quelques albums parmi les plus ... inqualifiables qui soient :D

Les première productions du groupe sont plutôt orientées blues-rock avec, par exemple, l'excellentissime Safe as milk (1967), dont je suis totalement fan, avant d'adopter une démarche beaucoup plus expérimentale. C'est d'ailleurs dans ce cadre qu'il pondra, deux ans plus tard, ce que beaucoup considèrent comme son chef d'œuvre : Trout mask replica (1969), double album de 28 titres. Et là, il faut aimer, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Comme je le disais, c'est expérimental. Parfois TRÈS expérimental. Faites vous votre avis. Il y a tout de même sur l'album quelques morceaux un peu plus "musicaux" si ça peut vous rassurer.

Pour info le sieur était un très bon ami de Frank Zappa et ça s'entend. C'est d'ailleurs ce dernier qui a justement produit Trout mask replica avant de le sortir sur son propre label (Straight records). Ce côté avant-gardiste (pour le peu de sens qu'a encore ce qualificatif) s'est justement développé avec leur collaboration, Zappa lui assurant une liberté artistique totale. Un bon pote je vous dis ;)

Pour le plaisir, je vous mets quelques morceaux de Safe as milk, des titres qui sentent bon le blues :

Si ça en intéresse certain(e)s et que vous ne les trouvez pas ailleurs, je peux mettre ces deux albums à disposition.

Les traditionnels petits liens qui vont bien :

Enjoy.

++

mercredi, septembre 1 2010

Soirée blues à la Cité des Congrès

Salut les jeunes,

Good news everyone ! John Mayall, légende du blues, passe par Nantes le mercredi 6 Octobre de cette année (2010 donc, pour ceux qui ne suivent pas).

Pour ceux qui ne le savent pas, le monsieur au timbre bien particulier est responsable, entre autres, d'un album mythique avec Eric Clapton (le type dont le pantalon remonte trop haut, sur la droite) :

Un petit extrait avec Hideaway.

Les places, au tarif unique de 36€, sont disponible chez ticketnet (et sûrement dans plein d'autres endroits moins cool comme les Fnac et les Leclerc).

L'autre bonne nouvelle (oui, good news signifie en fait bonne nouvelle en français) c'est qu'en première partie, vous aurez la chance d'écouter les Yardbirds ! Incroyable (avec l'accent de Cheval) !

Les Yardbirds, qui ont quand même vu passer Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page et sur les cendres desquels naitra Led zeppelin, versent également dans le blues tendance rock (ou l'inverse). Alors bien sûr, c'est une reformation, il ne reste plus grand monde de l'aventure originale (le guitariste rythmique et le batteur si je ne m'abuse) mais le changement n'est pas toujours un mal (le morceau devrait vous rappeler quelque chose ; on en profite même pour faire un petit clin d'œil au gros rigolo de l'émission Bouton rouge je-sais-pas-quoi dont tout le monde se souvient et qui s'amuse visiblement d'un rien).

Du bon son, parce que je le vaux bien :

"Et bim", les gros liens "tranquillou" :

Enjoy.

++

PS : Juste pour le plaisir, un petit Crocodile walk !